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Faits divers en pays fouesnantais en 1910

Article 1 : Poules envolées !

Fouesnant , le 2 janvier 1910
Dans la nuit du 25 au 26 décembre, un vol de poules a été commis au préjudice de M. Louis Le Petichaud, douanier, à la villa Kerlouzau.

Les malfaiteurs ont fracturé la chaîne pourtant fermée à l'aide d'un cadenas et se sont introduits dans le poulailler. Ils ont fait main-basse sur un coq et quatre poules, estimés 15 francs.

fouesnant
Des empreintes de sabots ont été relevées sur le sol, et la piste des malfaiteurs a pu être suivie par les gendarmes sur un trajet de 400 à 500 mètres. Leur arrestation n'est plus qu'une question de temps...
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Article 2
: Du bois pour finir l’hiver

Fouesnant, le 9 février 1910
Prévenu par des fermiers des environs qu'un nommé B. avait été vu, à différentes reprises, arrachant des têtards(1) dans un bois-taillis de Coat-Huella lui appartenant, Yves Keradennec alla s'en rendre compte par lui-même.

Il constata, en effet, qu'une quinzaine de têtards, dont les emplacements avaient été minutieusement comblés avec de la terre et du gazon, étaient arrachés !

 

En outre, plusieurs autres avaient été affreusement mutilés à coups de hache. On s’étonne d’une part de l’application manifeste de camoufler ses vols et d’autre part des grossières et visibles mutilations sur certains arbres. N’y aurait-il pas en dépit des témoignages recueillis deux voleurs différents ? Le préjudice causé est de 30 francs (2).
Bien qu’il ait été surpris sur le fait par plusieurs personnes, B. prétend qu'il n'a pas coupé de têtards dans le taillis en question mais sur le talus d'un champ voisin qui est sa propriété. La gendarmerie va tenter d’éclaircir cette affaire.
(1) Ce sont des arbres qui sont taillés en " têtard ", c'est à dire que les branches sont coupées à leur base tous les 15 ans, pour fournir du bois de chauffage. De taille en taille, l'accumulation de bourrelets de cicatrisation sur le tronc forme une excroissance qui donne à l'arbre une silhouette de têtard.
(2) 30 francs de 1910 font 105 € de 2010.

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Article 3 : Plants saccagés au château

Clohars-Fouesnant, le 12 juin 1910
Depuis quelque temps, la propriété de M. de Cheffontaines reçoit la visite de malfaiteurs qui saccagent les plants.

Dernièrement, le garde du château a surpris trois femmes volant des jeunes acacias morts, dans l'un des bois dépendant de. la propriété.

Château de Cheffontaines.jpg

Deux des voleuses sont la veuve LM et la fille C., habitent le village de Toulambic: la troisième, vêtue en bigoudenne, habite, croit-on, le même village. M. de Cheffontaines a porté plainte à la gendarmerie.
On imagine que ce vol d’acacias morts n’a pas entraîné de conséquences judiciaires importantes pour ces trois femmes, à moins qu’une corrélation avec d’autres forfaits ait pu être établie...

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Article 4 : Voiture à la mer !

La Forêt-Fouesnant, le 5 mai 1910
Vers 4 heures et demie de l'après-midi, lundi dernier. M. Jean-Louis Laher, domicilié à La Forêt, effectuait une livraison dans une maison située au lieu dit « La Cale », en la même commune, Alors qu’il déchargeait les marchandises, il entendit crier : « La voiture à I'eau ! »

Il sortit précipitamment et constata avec stupeur que la voix alarmée avait dit vrai. Comme la marée était haute à ce moment, la voiturette fut engloutie et, en y pénétrant, l'eau salée avait rendu inutilisables les différentes marchandises qu'elle contenait, d'une valeur approximative de 65 francs(1). La roue droite de la voilure a été brisée et la poignée légèrement faussée.

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On notera dans cet article que le journaliste semble s’émouvoir davantage des marchandises gâchées avec chiffrage à l’appui que des graves dégâts subis par le véhicule.
M. Laher soupçonne des gamins de la localité d'être les auteurs de cet acte. Pourtant, tout porte à croire que la voiture stationnée à cet endroit fortement pentu a dû, par suite d'un mauvais serrage du frein, aller ainsi s'engouffrer dans la mer. Quoiqu'il en soit, Ia gendarmerie enquête pour essayer d'établir les causes de ce fâcheux événement.
(1) 65 francs de 1910 font 230 € de 2010.

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Article 5 : Coups de feu sur un chien

La Forêt-Fouesnant, le 17 mai 1910
Ces jours derniers, Mlle Dilasser détachait son chien pour qu'il accompagne M. l'abbé Le Lee, vicaire, comme il en a l'habitude.

Abbé et son chien.jpg
Quelques minutes plus tard, deux coups de feu partaient de la direction des maisons qui se trouvent au delà de l'école des filles.

Ce n'est que deux jours plus tard que le pauvre chien revint à la maison ; il était blessé à l'épaule droite et, au dire de M. Le Moal, vétérinaire, qui l'a examiné, on aura beaucoup de peine à le rétablir. Sa valeur est de 600 francs. (1)
Pourquoi ce vicaire se faisait-il toujours accompagner par le chien ? L’auteur des coups de feu visait-il indirectement l’abbé Le Lee ? L’article ne le précise point.
(1) 600 francs de 1910 équivalent à 2 100 € de 2010.

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Article 6 : Pas de homard au menu !

Fouesnant, 22 juillet 1910

Lundi dernier, vers neuf heures et demie du matin, Louis Le Dréan, domestique au service de Mme Le Meudec*, hôtelière à Beg-Meil, était allé prendre des homards dans le vivier mouillé près de la cale de Beg-Meil.

Il a constaté que la chaîne et l'ancre du vivier avaient disparu et avaient été remplacées par une corde et une vieille ancre.
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Le vol, qui avait été commis la nuit précédente, cause à Mme Le Meudec un préjudice de 125 francs*, car la chaîne était à mailles galvanisées et avait 25 mètres de longueur. Quant à l'ancre, elle était d'un poids de 20 kilos et à l'état de neuf.
Il a été jusqu'à présent impossible de découvrir le ou les coupables. L'enquête se poursuit.

* Mme Le Meudec était propriétaire du Grand Hôtel qui faisait face à la cale de Beg-Meil.

Conversion monnaie constante 1.jpg
* Le montant du préjudice équivaudrait aujourd’hui à 438 €.


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Article 7:
Tout ça pour du cidre !

La Forêt-Fouesnant, le 24 août 1910
Au cours de la semaine dernière, le nommé Jean Tollec, cultivateur à Lanjulien, descendait dans sa cave, à l'effet de faire goûter son cidre à un débitant venu pour lui en acheter.

Après avoir arraché le fausset d’une barrique, puis d'une deuxième, puis d'une troisième, il fut surpris de constater que les trois barriques étaient vides.

Lanjulien.jpg

Cependant, comme il venait de s'absenter de son domicile deux jours auparavant, il ne s’affola pas. Le cidre avait pu être vendu pendant son absence. Sur la réponse négative de sa femme, M. Tollec retourna à la cave et constata bien cette fois que les trois fûts étaient réellement vides, avec les grandes bondes en dessous, et qu'on avait placé une rangée de fûts vides dessus. Pour commettre ce vol, les malfaiteurs, jusqu'à présent demeurés inconnus, ont dû s'introduire dans la cave par une fenêtre qui reste constamment ouverte. Une fois à l'intérieur, ils ont dû, d'une façon quelconque, chasser le pêne de la serrure et ouvrir la porte pour pouvoir faire passer les barriques. Celles-ci ont été roulées sur une certaine distance, puis ensuite chargées sur une voiture. M. Tollec qui n'a que de vagues soupçons, subit un préjudice de 160 francs environ. (1).
(1) 160 francs de 1910 équivalent à 560 € de 2010.

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Article 8 : Dangereux ivrogne

Saint-Evarzec, le 31 août 1910
Les derniers jours de la semaine passée, M. Jean Chalony, cultivateur à Rue-Laë, stationnait, en compagnie de ses deux frères et d'un domestique, sur le bord de la route qui conduit à ce village, quand vint à passer un nommé Jean C., domestique au Quinquis, en Fouesnant.

Ce dernier, sans mot dire, voulut arracher des mains des frères Chalony des petites fourches en bois, dans l'intention évidente de les briser. Mais il ne put y réussir.

Fourches en bois.jpg

Exaspéré, d'autant plus qu'il était en état d'ébriété assez avancé, C. sortit un revolver et le chargea. Dans l'intervalle, les frères Chalony et le domestique se sauvèrent, mais C. poursuivit l'aîné des enfants Chalony et, à 25 mètres de distance, déchargea, à deux reprises différentes, son arme en direction du fuyard, qui ne fut pas, fort heureusement, atteint. L'agresseur prit ensuite la direction de Fouesnant. Mis au courant de ce fait, M. Chalony père se mit aussitôt à la recherche de C. et le rencontra au bourg. Après l'avoir terrassé, Chalony s'empara de l'arme, qui était chargée encore de cinq balles. C’est un individu dangereux et beaucoup craint dans les environs. Il a la funeste habitude de s'enivrer et, dans cet état, devient fou furieux. Cette brute, qui prétend ne se souvenir de rien, a déjà subi une condamnation à six mois de prison pour avoir porté un coup de couteau à un nommé Ronach, de Fouesnant.
C. prendra un an de prison et son arme sera saisie.

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Article 9 :  Scènes de ménage

Fouesnant, le 23 décembre 1910
Depuis cinq ans qu’ils s’étaient unis par les liens du mariage, les époux J., débitants au lien de Croissant-Landébec, vivaient en très mauvais termes.

Chaque jour, des scènes de ménage toutes aussi violentes les unes que les autres faisaient jaser. L’époux connu pour son caractère querelleur agravé par son penchant très prononcé pour l'alcool. Depuis le mois d'octobre, J. rend la vie impossible à Marie-Louise Bodinet., sa femme. Au cours d'une des dernières altercations, les voisins Riou s'opposèrent aux sévices et excès du mari, mais, mal leur en prit, car ils furent fort malmenés par l'énergumène qui mordit Riou au doigt. Plainte a été portée à la gendarmerie, qui, au cours de son enquête, a saisi un couteau de boucher comme pièce à conviction, malgré les formelles dénégations de J.

Recherches effectuées dans "Ouest-Eclair" 1910 par Arnaud Le Page

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Date de création : 01/09/2012 @ 12:08
Dernière modification : 28/03/2016 @ 18:04
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Texte à méditer :  

La vraie tragédie de la vie, c'est qu'on devient vieux trop tôt et sage trop tard.   


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