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L'ouragan inattendu de 1987

L'ouragan inattendu de 1987
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Il fait chaud ce jeudi 15 octobre 1987. Une tempête venant des Açores est annoncée, mais le faible coefficient de marée de 42 avec des vents de Sud-est ne mettent pas en alerte météo-France. Pourtant, la nuit du 15 au 16 octobre 1987 restera à jamais gravée dans la mémoire de nombreux Bretons.

Si le temps a en partie effacé les séquelles laissées par la tempête sur le littoral, les hommes, eux, se souviennent. Des vents d'une force et d'une soudaineté incroyables, un énorme sentiment d'impuissance face aux éléments déchaînés et une véritable tristesse devant un spectacle de désolation et de chaos.

L'anémomètre du sémaphore de Beg-Meil enregistre 276 km/h de vent puis rend l'âme.

Photos Nicole Le Page (à ajouter)

Les officiers en poste cette nuit-là se souviennent que les vitres pliaient . En une heure, l'eau monte de plus d'un mètre cinquante au-dessus de la normale. Les pontons soulèvent les blocs et les bateaux partent au Cap-Coz et dans l'Anse Saint-Laurent. Yves Paubert, alors capitaine des ports, ne peut oublier.
Tandis que sur terre, le vent balaie arbres et toitures comme de vulgaires fétus de paille, en mer et dans les ports, c'est du jamais vu.  À Bénodet, les pontons se retrouvent un mètre sous l'eau. Même le pont bouge ! »
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La nuit du 15 au 16 octobre 1987 restera à jamais gravée dans la mémoire de nombreux Bretons. Si le temps a été
partie effacé les séquelles laissées par la tempête sur le littoral, les hommes, eux, se souviennent. L'office de tourisme propose une exposition photo sur la catastrophe qui fut aussi, et cela bien malgré elle, une aventure humaine. Des vents d'une force et d'une soudaineté incroyables, un énorme sentiment d'impuissance face aux éléments déchaînés et une véritable tristesse devant un spectacle de désolation et de chaos.
Le Finistère et la Cornouaille en particulier avaient été particulièrement touchés par cet accès de colère de dame nature. Port-La-Forêt, Concarneau ont payé un lourd tribut.

Fouesnant et surtout Beg-Meil n'ont pas été épargnés. Qui ne se souvient des grands pins qui défiaient l'océan, perchés sur les dunes de la station balnéaire. Un paysage qu'on ne retrouve que sur d'anciennes cartes postales. Ou actuellement à l'office de tourisme (OMT), qui propose une exposition photo sur la catastrophe.
Les vitres pliaient

Il faisait chaud ce jeudi 15 octobre 1987. Une tempête venant des Açores est annoncée, mais un coefficient de marée de 42 avec des vents de Sud-est ne laissaient en aucun cas présager un tel cataclysme. L'anémomètre du sémaphore de Beg-Meil a enregistré 276 km/h de vent puis a rendu l'âme. Les officiers en poste se souviennent, « les vitres pliaient ». En une heure, l'eau est montée plus d'1,5 m au-dessus de la normale. Les pontons ont soulevé les blocs et les bateaux sont partis au Cap-Coz et dans l'Anse Saint-Laurent. Yves Paubert, alors capitaine des ports, ne peut oublier. Tandis que sur terre, le vent balayait arbres et toitures comme de vulgaires fétus de paille, « En mer et dans les ports, c'était du jamais vu. À Bénodet, les pontons se sont retrouvés un mètre sous l'eau.

Même le pont bougeait ».
Et les exemples sont multiples sur tout le littoral. Sauve qui peut Dans l'urgence, et ce fut bien sûr le cas, on retrouve toujours en première ligne les soldats du feu. Louis Gourlaouen, chef de corps de la caserne de Fouesnant en 1987 avoue que l'événement a « marqué les esprits mais qu'il a parfois du mal à se rappeler », cela devenait véritablement irréel. « Toute la nuit, avec les quinze sapeurs-pompiers fouesnantais, nous avons été sur les nerfs. J'avais donné ordre à mes hommes de fuir par la plage si les arbres tombaient encore.

Un vrai sauve qui peut ! ». Le lendemain, Louis Le Calvez, maire à l'époque, avait donné pour priorité à Louis Gourlaouen et son groupe de dégager les routes. « Il fallait des accès praticables ». Les jours qui suivirent, l'armée a détaché des hommes pour épauler les services techniques de la mairie. Vu l'ampleur des dégâts, ils sont restés plusieurs semaines sur zone. L'OMT, à l'initiative de Laure Caramaro, propose aux Fouesnantais de se replonger 20 ans en arrière, grâce aux photos de Michel Le Borgne, André Royer, Jean Caveng et Jean-Yves Le Dréau. Expo-photo à l'office de tourisme jusqu'au 10 décembre. Tél. 02.98.51.18.88. 

Document : Arnaud Le Page  -© Le Télégramme 
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Date de création : 30/05/2010 @ 12:02
Dernière modification : 30/09/2015 @ 14:39
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Texte à méditer :  

La vraie tragédie de la vie, c'est qu'on devient vieux trop tôt et sage trop tard.   


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