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Dès les tout débuts du tourisme, la variété des costumes traditionnels a été l’un des facteurs d’attirance pour la Bretagne. Cet attrait pour un exotisme à portée de voiture ou de train allait être exploité à la fois par voyagistes, hôteliers et organisateurs de fêtes locales. On peut, dès lors, se poser la question des motivations profondes des « porteurs de folklore » eux-mêmes : répondre aux attentes des visiteurs en quête de spectacles pittoresques ? Perpétuer une tradition dont on est fier ou simplement se montrer en public sous des atours valorisants ? Ces trois ressorts sont certainement encore d’actualité mais le contexte a changé. Il ne s’agit plus de s’habiller « en dimanche » mais de quitter pour quelques heures son blue-jean pour revêtir un costume d’un autre âge. Au final, ce n’est plus qu’une parade colorée et sympathique, bien agréable à l’œil mais sans lien réel avec la vie actuelle. Or, le costume était bien plus qu’un vêtement, il était aussi porteur de codes dont il serait dommage de perdre la clé.

Élégance et territoire

Les vêtements de travail, souvent confectionnés sur place, se devaient avant tout d’être pratiques et solides. Si le chapeau avait de larges bords, c’était pour se protéger du soleil ou de la pluie. Si les jupons étaient de grosse toile, c’est qu’ils résistaient mieux aux rudes travaux du binage et de l’écobuage. En revanche, quelle que soit leur fortune, Cornouaillers ni Léonards ne se seraient permis de se montrer en public en habits souillés.

Dès le XVIIème siècle, on trouve, chez les paysans un peu aisés, jupes de drap coloré voire garnies de rubans, pour les femmes, vestes à manches de velours pour les hommes. Aux jours de foire, tous les habitants d’un même « pays » savent se reconnaître, se distinguer d’avec les étrangers. Cela tient à des détails que seul un regard averti sait distinguer : la forme d’un bustier, la hauteur d’une coiffe ou la manière dont sont ajustées les ailes, la taille du chapeau ou la longueur de la veste. Influencée par les tailleurs locaux, des façons de faire s’enracinent pour longtemps dans chaque terroir. Une pérennité accentuée des coutumes telles celle du pays de Concarneau qui voulait que la fille aînée héritât de la garde-robe de sa mère. Les caractéristiques vestimentaires constituent un ciment entre paroisses voisines.

Un code bien défini

Au siècle suivant et surtout après la Révolution, les variantes s’accentuent avec l’importation de tissus d’Espagne, d’Angleterre, de Hollande et d’Extrême-Orient. L’éventail des couleurs, décors, coiffures s’élargit au gré des fortunes nouvelles et d’une mode de plus en plus inspirée par les gens de la ville ou les bourgeois devenus propriétaires terriens. Chaque paroisse garde une certaine unité, notamment grâce aux brodeurs jaloux de leurs modèles. Mais un nouvel état d’esprit se répand : il faut montrer sa différence de fortune. Ainsi se multiplient rubans, velours et broderies. L’habit fait le moine mais gare à la prétentieuse que la jalousie pousserait à trop élargir son devantier brodé alors qu’elle ne possède qu’un modeste penn-ty , elle deviendrait la risée du canton. Certaines, pourtant ne savent résister aux galons multicolores et aux mouchoirs de soie exposés par les colporteurs. Au besoin, elles sacrifient leur chevelure en échange d’une fantaisie qui les distinguera de leurs voisines.

Une simple observation détaillée du costume de fête suffit, non seulement pour connaître le niveau de la dot d’une jeune fille mais aussi son âge approximatif ou encore si cette élégante est déjà fiancée, si elle a subi un deuil ou, pire encore, si elle est déjà mariée. Un langage muet qui évite d’avance bien des désillusions.

Le folklore remplace la tradition 

La fin du XIX éme siècle voit déjà un très net déclin des costumes traditionnels. De nombreux campagnards travaillent à la ville voisine et préfèrent porter des vêtements mieux adaptés à leur nouvel emploi. Ce sera particulièrement vrai pour les femmes employées dans les conserveries qui abandonneront successivement la grande coiffe, puis le col tuyauté et finiront par remplacer la coiffe de travail par un bonnet d’artisane. Peut-être aussi, ce renoncement tient-il, en partie, au désir de ne plus être considéré comme « campagnard », à une époque où la langue bretonne elle-même est montrée du doigt. Si les personnes âgées résistent mieux à cette mutation, les plus jeunes l’adoptent sans hésiter.

Certains s’inquiètent pourtant de cette disparition rapide de ce qui faisait l’un des charmes de la Bretagne. A défaut de pouvoir imposer un impossible retour en arrière, ils vont s’efforcer de faire prendre conscience de la beauté de ces ornements abandonnés en les présentant comme symboles de l’attachement des Bretons à leur « pays ». Qu’au moins ces trésors relégués dans des malles ressortent une fois l’an pour en faire admirer la richesse aux vacanciers !

C’est ainsi qu’au mois d’août 1905, Théodore Botrel et quelques amis créent, à Pont-Aven, la première fête folklorique destinée à valoriser l’identité bretonne, sous forme d’une sorte de musée vivant présentant costumes, musique et danses traditionnels. Trois ans plus tôt, un groupe folklorique a déjà vu le jour à Bannalec. Le mouvement est lancé : ce premier « Pardon des Fleurs d’Ajoncs » est un plein succès. La foule applaudit la reine et ses demoiselles d’honneur qui défilent dans les rues. Puis c’est, au Bois d’Amour, un spectacle de chansons, de théâtre. Signe des temps, Botrel fait jurer aux jeunes filles de « toujours conserver leur costume national ». Pour la première fois, une fête bretonne était créée de toutes pièces pour divertir un public-spectateur. La tradition des pardons locaux où jeunes et moins jeunes se rassemblaient pour danser entre eux, s’est muée en une parade artificielle. Croyant sauver une pratique multi-séculaire, ces novateurs ont peut-être contribué involontairement à la rejeter un peu plus dans le passé.

Pour la première fois aussi, un concours de costumes est organisé pour présenter la richesse de ces parures si somptueusement décorées. C’est à qui aura trouvé le déguisement le plus brodé, le plus chamarré et tant pis s’il n’a rien à voir avec celui que portait ses propres ancêtres. Quant au modeste ensemble de velours noir, il a bien peu de chance d’être primé parce que trop « banal ». Le mois suivant, c’est à Concarneau que naît une seconde fête, conçue sur le même modèle et à but charitable, elle aussi, la Fête des Filets-Bleus : même défilé, mêmes concours de danses et de costumes.

La Bretagne-musée s’expose, à la grande joie des estivants, trop heureux d’admirer couleurs et broderies, sans chercher à en connaître la raison d’être ni le sens caché.

Un renouveau salutaire 

Deux longues périodes de guerre ont accentué la coupure. Mais les Bretons ne sauraient faire table rase de leur identité. Dans les années 50, les cercles celtiques se multiplient. Les derniers costumes anciens sortent bientôt des armoires pour une nouvelle vie. On s’en inspire, on les recopie avec plus ou moins de bonheur pour habiller des groupes sans cesse plus nombreux. A défaut de retrouver les tissus d’antan, on utilise au besoin des matériaux synthétiques, des broderies mécaniques en essayant de ne pas trop trahir l’aspect général. Certains cercles remettent à l’honneur les costumes de travail longtemps méprisés, d’autres reconstituent des modèles connus seulement par d’anciennes gravures d’artistes. Parfois aussi on « invente » de nouvelles lignes qui permettent des spectacles harmonieux mais où les puristes peinent parfois à s’y retrouver. Le côté spectacle collectif de scène a parfois, il est vrai, tendance à prendre la place du plaisir personnel, lorsque chacun revêtait, pour prendre part à la fête, un habit à la fois si pareil et si différent des autres par son décor mais aussi par son histoire.

Pas question, pour autant, de refuser tout progrès, au contraire : il n’y a rien de scandaleux à présenter au public un costume modernisé pourvu qu’il garde une inspiration originale et spécifique à un terroir et non qu’il prétende représenter le « costume breton » universel qui n’a jamais eu de réalité. Ne suffirait-il pas, en somme, afin d’éviter que le spectateur non averti ne confonde costume authentique du XIX éme siècle et interprétation contemporaine, de l’annoncer clairement au cours du spectacle ?

 

Témoins d'un art, témoins d'une histoire

Il existe encore, dans bien des familles, d’anciens costumes vieux de quelques dizaines d’années voire de plus d’un siècle, dont personne ne peut profiter, faute de les montrer au grand jour. Le travail réalisé en ce sens, depuis plusieurs années, par la Fête de Filets Bleus est intéressant et pourrait être amplifié sous forme d’un concours ouvert à tous, permettant de rassembler un maximum de pièces significatives. Il ne s’agirait pas de se limiter à un simple classement basé sur la « beauté » du costume, mais plutôt sur les éléments qu’il apporte non seulement sur le plan esthétique mais aussi sur son originalité et les caractéristiques du « Pays »  auquel il se rattache.

Avec l’aide de spécialistes, cette présentation pourrait avoir un grand intérêt pédagogique pour bien caractériser l’évolution d’un costume en fonction des époques, la différenciation entre paroisses, les codes propres à tel  pays. Ainsi que l’ont fait certains établissements comme le Musée départemental Breton en 2008, une telle remise en ordre aiderait à dissiper l’ embarras que parfois ressentent les spectateurs devant des « costumes traditionnels » impossibles à localiser ou à dater, trop uniformes pour être crédibles.

Il serait d’ailleurs possible d’y associer une présentation des reconstitutions actuelles de costumes anciens, en y adjoignant la documentation utilisée. De même, ce pourrait être l’occasion pour des stylistes contemporains d’expliquer comment des traits de l’art vestimentaire local d’autrefois peuvent entrer dans des réalisations actuelles.

Complémentaire du traditionnel défilé dont on ne retient parfois que des images éphémères, cet approfondissement serait un moyen supplémentaire de comprendre et apprécier ses propres racines.

En collaboration avec le Festival des Filets Bleus, l’ensemble de danses traditionnelles de Basse-Bretagne "Ar Rouedoù Glas" de Concarneau et la Confédération War’l Leur, organiseront en août 2010, un concours de costumes du Pays de l’Aven.

Ce concours sera ouvert à toutes les personnes (Particuliers ou membres de cercles celtiques…) qui possèdent un costume du Pays de l'Aven.

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Source : http://filetsbleus.free.fr/ - Création de Michel Brunet qui nous a quittés depuis peu et que nous n'oublierons jamais. Merci

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Date de création : 29/01/2011 @ 19:14
Dernière modification : 29/01/2011 @ 20:19
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