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Odet. L'estuaire en vedette (4/4)

Après avoir descendu l'Odet sur les 45km de rivière, nous attaquons, ce dimanche
le dernier volet de notre série.

 La partie estuaire, sur ses 17km, de la baie de Kerogan à l'embouchure du port de Bénodet,
est abordée dans son ensemble.
Quoi de mieux que de le faire à bord d'une vedette.

Le petit port de Pors Meilhoù (le port aux moulins) marque une des entrées de la commune de Gouesnac'h.

Le petit port de Pors Meilhoù (le port aux moulins) marque une des entrées de la commune de Gouesnac'h.

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Ça y est ! On aperçoit enfin l'embouchure de l'Odet. Bénodet marque le point final de l'aventure. Il est même grand temps d'embarquer pour contempler la partie estuaire de la rivière. Jeudi, à 10h, la vedette, l'Aigrette II, est amarrée au port de Bénodet, prête à faire l'aller-retour jusqu'en baie de Kérogan. À bord, les touristes viennent de tous les coins de la France. Céline, une Concarnoise de 30 ans, nous sert de guide. Devenue spécialiste en quelques mois, elle n'avait jamais fait cette remontée par le passé. «Il a fallu que j'attende de travailler aux Vedettes de l'Odet pour connaître ce patrimoine magnifique».

Des visiteurs prestigieux

Très vite, la visite livre ses pépites. Dès le premier château rose de Ker Birinic, sur la commune de Combrit-Sainte-Marine, nous sommes transportés dans un autre temps. «Emile Zola (1840-1902) a fréquenté cet endroit en 1883. Il voulait y écrire un livre mais il n'a jamais pu communiquer avec la population locale, car il ne parlait pas le breton. Il n'était pas rancunier puisque c'est lui qui a donné son titre à l'Odet, de plus jolie rivière de France». La marée de surprises est loind'être finie. Au château deKergozh, Sir Winston Churchill, le vieux lion, a laissé trace de ses aquarelles peintes dans ce lieu de villégiature. Et ce château à babord? «Nous sommes ici devant la demeure de Kerouzien. Il se murmure qu'un propriétaire aurait joué son château au poker. Et il l'a perdu. Depuis, il est rebaptisé le château de Beaujeu». La route des châteaux est décidément semée de méandres. À Plomelin, le château du Pérennou, détenu par Christian De Broc, serait même en vente pour 4,2millions d'euros. Avis aux amateurs.

À chaque coin ses histoires

L'Odet n'en finit donc plus d'alimenter la source de notre curiosité. Juste avant les Vire-Courts, à Plomelin et son virage à plus de 90°, la capitaine, Christine, sonne la corne de brume pour avertir de notre passage. Pas comme les Espagnols. «Au XVIesiècle, en pleine guerre de religions, la légende veut que les Espagnols aient pensé que l'Odet s'arrêtait là. Il est plus vraisemblable que les cartes marines, grossièrement dessinées, les avaient amenés sur un faux chemin». À quelques mètres, sur la Chaise de l'évêque, face à la cale de Rosulien, le prélat quimpérois allait même faire part à ses chanoines des détails croustillants de la vie secrète des bourgeois quimpérois. Ah! Si on avait pu être une petite souris, à ce moment-là... À Gouesnac'h, Pors Meilhoù (le port des moulins) ou Pors Gwin (le port du vin) est aussi un pan de l'histoire de l'Odet. Essentiellement avec ces pinardiers qui remontaient au Corniguel, le fameux nectar des vins de Bordeaux. «Les différents équipages s'arrêtaient à cette fontaine d'eau de source pour refaire les niveaux dans
leurs barriques», relève Céline, en riant.

En baie de Kérogan, l'estuaire, peu profond et large, nous offre un dernier panorama magnifique.
Notre périple touche à sa fin. Le retour sur Bénodet se fait dans la quiétude. L'alignement des arbres,
par le balancement des marées, achève de nous couper le souffle.
Bon sang, qu'elle est belle ma Bretagne, quand elle m'émeut !
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Christophe Marchand - Le Télégramme
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Date de création : 07/08/2011 @ 11:23
Dernière modification : 09/05/2013 @ 17:51
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Texte à méditer :  

La vraie tragédie de la vie, c'est qu'on devient vieux trop tôt et sage trop tard.   


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